Deuxième partie : La Quête
Chapitre 1 : D'un monde à l'autre.
Je pris les affaires dont je pensais que j'aurais besoin, m'habillais chaudement et une fois de plus, sortis de chez moi. J'allais de nouveau à la clairière où devais avoir lieu mon transfert. Quand je fus arrivée, je m'arrêtais à l'entrée de la clairière, entre les arbres me prenant à hésiter... Et si en fait tout ce que j'allais faire ne servais à rien? Et si la guerre allait quand même se produire? Non, il ne fallait pas que je doute! Je m'approchais de la pierre, et appuyais sur mon auriculaire pour faire perler le sang. Une fois que se fut fait, je formais une croix avec le sang. Une fois la croix faîtes, des paroles sortirent toutes seules, dans une langue étrange et qui parraissaît ancienne. Je me sentis alors légère, très légère... C'était comme si je volais. Je fermais les yeux tellement cette sensation était agréable, j'étais dans un bonheur intense sans aucune pensée troublante, inquiétante ou du monde que je venais de quitter. J'étais dans une quiétude sans accro. Quand je décidais de rouvrir les yeux, j'étais dans un autre monde. Il était complètement différent du nôtre. J'étais allongé sur une herbe complètement rouge. Le soleil était lui d'un blanc éblouissant, plus que jamais d'ailleurs, on ne pouvait le regarder de face, une solide migraine devait attendre celui qui s'y risquait! J'étais si bien, presque aussi bien que lors de mon transfert... Je fermais de nouveau les yeux pour me détendre. J'étais en train de plonger dans le sommeil quand le but de ma venue me revint en tête. J'allais oublier ce que je devais faire pour l'humanité! Il ne fallait pas que je me laisse aller à de telles dérives! Je me relevais à la hâte reprenant mes affaires et décidais de partir sans perdre de temps. Je commençais à marcher à marcher dans cette vaste plaine désertique. Tout semblait si désolé, si grand! Plus j'avançais, plus je me disais qu'il devait y avoir un problème à l'horizon... Je ne voyais que encore et encore, des collines de cette herbe rouge. Je finis par me demander si une seule espèce puisse vivre dans des contrées aussi désertique. Je laissais alors mes pensées aller, tout en marchant, je repensais à ma vie d'avant si calme et tranquille, et la comparait à celle de maintenant... En moins de trois mois j'avais vécu plus de chose que durant tout le reste de ma vie. Je me disais que d'une part, j'avais de la chance que cela soit comme ça, mais d'un autre côté, c'était assez ennuyant... J'avais perdu des doigts de pied et un auriculaire, j'avais souffert, mais cela m'investissait d'une mission! D'une vraie, quelque chose qui vous donne l'impression d'être important pour le monde. Je me demandais aussi comment allais réagir ma mère... En se levant elle viendrait me voir pour me réveiller, elle ne verrait personne, elle me chercherait partout dans la maison, elle ne me trouverait pas et appellerait tout de suite la police. La police lui dirait que j'avais peut-être fugué, mais lui dirait surtout de ne pas s'inquiéter, que si jamais j'avais fugué je reviendrais sûrement rapidement et que si jamais je n'étais toujours pas revenue dans deux jours qu'elle rappelle. Elle obéirait et resterait devant la porte à guetter mon retour. Elle installerait le rocky-chair devant la porte, dormirait dedans en m'attendant. Deux jours après, elle paniquerait vraiment et appellerait de nouveau la police. Il me chercherait partout et s'inquièterait, lancerait un immense dispositif pour me rechercher. Je passerais à la télévision, les enquêteurs penseraient que je me suis fait enlevée et chercheront pendant un certain temps. Quand je reviendrais il me demandera qui m'avait enlevé et je ne saurais quoi répondre. J'avais déjà anticipé tout cela. Je savais que cela allait se passer comme ça. Je marchais encore et toujours, j'avais à peu près marché une heure quand je finis par apercevoir une sorte d'arbre, un grand arbre apparemment. Je montais sur la dernière colline afin de mieux voir. Ce que je vis me stupéfia, il y avait un dénivelée d'au moins deux cents mètres et l'arbre que j'avais aperçu était immense! Il devait bien mesurer trois cents mètres de haut. Mais ce qui fut le plus extraordinaire à mon goût, fut qu'en fait il cachait une forêt d'arbre presque tout aussi grand que lui. Ils avaient tous des feuilles mortes, comme si on était en automne. Alors que dans notre monde le printemps commençait! Soudain j'entendis des bruits de ferrailles au loin... Je courus me cacher dans la forêt. Je n'osais regarder tellement la peur me tiraillait le ventre. Je prononçais des paroles inintelligibles les yeux fermés, des prières qui me venaient automatiquement. La peur m'enpêchait de réfléchir et même de penser. Quand enfin le bruit de ferrailles s'arrêta, j'osais enfin ouvrir un oeil. Je ne vis tout d'abord rien, et je fus grandement soulagé mais quelques secondes seulement après j'aperçus un reflet doré sur de l'argent. Une armure! J'ouvrais mes deux yeux qui s'exorbitaient et faillit crier, mais je me retins de justesse. Il ne fallait surtout pas que je fasse le moindre bruit. Je me déplaçais un peu pour mieux voir l'homme en armure, et ce que je vis me stupéfia. Il y avait des milliers de petits hommes, des Taeyangs devinais-je, ils étaient tous habillés de la même armure, avec un soleil se couchant, du moins c'est ce que l'emblème donnait l'impression, et une sorte d'épée incrusté de pierres précieuses. Jusqu'alors aucun n'avait bougé, mais d'autres arrivaient sans fin. Quand ils furent tous là, j'entendis une voix au loin crier.